Extrait : « Pour minimiser les problèmes de discrimination liés à l’identité de genre et assurer le respect des droits humains des personnes vivant la diversité sexuelle, de genre et corporelle, Québec solidaire :
a) modifiera la législation relative à l’état civil des personnes pour permettre l’identification du sexe d’une personne sur les actes, certificats ou attestations de l’état civil par l’ajout d’une troisième catégorie pour les personnes ne s’identifiant ni comme homme, ni comme femme;
b) rendra la mention de sexe volontaire et optionnelle et facilitera les mesures administratives afin d’assurer la possibilité de la changer. »

Source : Pour une société solidaire et féministe

(Remarque : L’ajout d’une troisième catégorie serait utile pour les enfants qui naissent intersexués, c’est-à-dire qu’il est impossible de déterminer leur sexe. Il y a environ huit cas d’ambiguïté du sexe à la naissance par année au Québec. L’Allemagne permet aux parents d’enfants intersexués de ne pas inscrire le sexe de l’enfant à l’enregistrement de naissance. Ce sont les autres cas qui portent à controverse)

Discutez-en et partagez massivement avec ceux et celles qui, d’après vous, devraient mieux connaître le programme de QS. Répondez ensuite aux questions ci-dessous pour (rêver de) gagner le prix annoncé entre parenthèses.

Question (une rencontre avec une personne agenre) : hor les cas d’enfants intersexués, un gouvernement solidaire permettra-t-il à des parents d’enregistrer un enfant dans cette troisième catégorie « pour lui permettre de découvrir son genre lui-même », comme la Colombie-Britannique vient de le permettre à un parent?

Question (une rencontre avec une personne bigenre) : N’importe quelle personne pourra-t-elle demander de passer à cette troisième catégorie aux mêmes conditions que celles actuellement exigées pour un changement de sexe?

Question (une rencontre avec une personne intergenre) : Un gouvernement solidaire légiférera-t-il pour donner aux personnes transgenres non opérées et aux personnes du troisième genre un accès illimité aux installations et établissements de leur choix, comme les prisons provinciales, les refuges pour femmes et les spas pour femmes seulement (en anglais)? Des féministes ne sont pas d’accord, des femmes ayant été victimes de viol non plus (en anglais).

Question (une rencontre avec une personne pangenre) : Certaines personnes s’affirmant « non-binaires » exigent de se faire désigner par un prénom neutre, par exemple « they » en anglais ou « iel » en français. La Commission scolaire de Montréal prescrit déjà l’utilisation du pronom souhaité par l’élève. Un gouvernement solidaire encouragera-t-il une telle pratique ou la rendra-t-elle obligatoire?

Travail pratique (rencontre avec une personne au genre fluide) : Prenez une grammaire (le bon vieux Grevisse ou un autre) et réécrivez-le au complet pour y ajouter un troisième genre grammatical. N’omettez rien : pronoms, déterminants, accord du participe passé et des adjectifs, etc.

Travail pratique (rencontre avec un neutrois) : Procurez-vous Le français au bureau (7e édition) et allez à la section « Professions, métiers, titres, fonctions et appellations de personnes au féminin ». Pour tous les binômes masculin-féminin, créez un équivalent de troisième genre. Inspirez-vous des exemples comme « auteurice », « militant.e », « présentateurice » et « musicien.ne » sur cette page Wikipédia,  ou encore de « mix », « confreur » ou « copaine » dans cet article du Journal de Montréal.

Épreuve du feu (statut de membre honoraire du mouvement LGBTTIQQ2SA [explication en anglais]) : Donnez un contrat à un rédacteur ou à un traducteur (de n’importe quel genre) et expliquez-lui que le texte à rédiger ou à traduire doit, en plus des règles de féminisation, respecter celles du troisième genre établies ci-dessus. Pour l’aider dans sa tâche, fournissez-lui un flacon de Tylenol extra-fort, une bouteille de scotch et une caisse de Red Bull.

La question à 100$ (rencontre avec un grammairien) : ne serait-il pas plus simple d’avoir une langue sans genre, comme le basque, le finnois, l’estonien, le turc ou le hongrois? Ou de balancer par-dessus bord la notion de genre, comme le propose cette philosophe américaine?

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